Le Couch Surfing, alternative au tourisme traditionnel
Copa 2014 - Les infrastructures touristiques
Écrit par Elodie Queffelec   
Lundi, 26 Mars 2012 10:27

Avec 7, 2 millions de touristes[1] attendus au Brésil à l’occasion du Mondial de 2014, c’est tout le pays qui se prépare à cette marée humaine. Des millions de reales sont injectés dans les secteurs des transports (l’aviation, le développement portuaire et aéroportuaire et les transports publics) afin de faciliter l’arrivée des aficionados du Football dans les 12 villes hôtes : Belo Horizonte, Brasília, Cuiabá, Curitiba, Fortaleza, Manaus, Natal, Porto Alegre, Recife, Rio de Janeiro, Salvador et São Paulo. Pour 15,11 milliards d’euros qui seront investis au Brésil d’ici à 2014[2], c’est tout le secteur du tourisme qui se met en branle. Les quartiers sont réhabilités, de nouveaux hôtels ouvrent leurs portes chaque jour, et le ministère du Tourisme met en place un vaste programme de formation à l’espagnol et l’anglais pour quelques 300 000 travailleurs. Pour contrecarrer ce mouvement de foule qui s’apprête à inonder les côtes brésiliennes, des initiatives liées au tourisme durable sont proposées de toute part afin de pallier aux problèmes liés au tourisme de masse. Adeptes d’un « autre tourisme », la communauté des Couch Surfers se prépare elle aussi à cette invasion.

Le CouchSurfing[3], littéralement « Surf de Canapé », est un concept à priori étrange qui, en plus de stimuler l’imagination des plus sportifs, semble se répandre partout dans le monde. Ce mot savant désigne en fait un collectif virtuel de voyageurs, qui leur permet d’être hébergés gratuitement chez un habitant lequel lui prête généreusement un canapé (ou un lit pour les plus chanceux). Créé aux Etats Unis en janvier 2004, sous la forme initiale d’une association à but non lucratif, c’est depuis Aout 2011 une entreprise dont l'objet social est d'assurer un service d'hébergement de personnes en ligne, sans publicité. Elle est désormais régie sous forme la juridique américaine de B corporation[4], forme juridique qui se multiplie pour les initiatives qui désirent s’inscrire dans le cheminement du développement durable. Le principe du CouchSurfing est simple : chacun peut « surfer » le canapé d’un autre « surfer » qui s’engage à l’accueillir et échanger avec lui sur les voyages qu’il a fait et sur les choses à faire et à voir dans son pays. Ce type d’échanges permet au voyageur de se sentir intégré au pays visité puisqu’il peut avoir accès à sa population sans l’intermédiaire de professionnels du tourisme. Le site, en plus de fournir une liste de précautions à respecter[5], demande à tous ses membres de créer un profil qui décrit leurs provenances, goûts, livres ou recettes préférés, investissement dans le projet CS puis de laisser une référence positive ou négative à chaque autre Couchsurfer rencontré. Lorsque l’hôte reçoit une demande d’hébergement, il visite le profil du surfer et voit à ses références s’il s’agit ou non d’une personne de confiance, et s’il veut le recevoir chez lui.

Hélène, étudiante française, à découvert le CouchSurfing à son arrivée au Chili en 2008. Depuis, elle a vu passer plus de 130 surfeurs :

« Bien sur toutes les expériences ne sont pas bonnes, mais la plupart du temps, nous pouvons rencontrer des gens incroyables, qui ont fait le pari de tout planter pour voyager autour du monde et ont tous une anecdote à raconter. Honnêtement sur une centaine de personnes que nous avons hébergées, j’ai dû avoir 3 mauvaises expériences. Je suis allée au Brésil, en Argentine, en Colombie, des gens de Taiwan ou d’Islande sont restés chez moi…Qui peut se vanter d’avoir autant voyagé grâce à son canapé ?[6] »

D’aucuns diront que c’est en gros une manière de voyager aux frais de la princesse. D’aucuns n’auront alors rien compris à l’esprit CS. La majorité des surfeurs sont plus intéressés par l’idée de rencontrer, à l’autre bout du monde, des gens qui partagent leurs centres d’intérêts, plutôt que par le fait de ne pas payer l’hôtel. Il ne faut pas oublier qu’il existe beaucoup d’auberges très accessibles, et que le CS impose certaines restrictions : il est souvent dur de trouver un Couch au dernier moment, et les host doivent se plier au mode de vie des gens qui les reçoivent (le partage des repas, sorties et le respect des horaires de chaque hôte). Les globe trotteurs peuvent surtout rencontrer des gens qui partagent leurs passions, recevoir des conseils sur les endroits à visiter, parler de leurs expériences autour d’un café en ville ou bien trouver un plan pour la soirée.

Un seul impératif : partager

" Coushsurfing a pour objectif de mettre en réseau les gens et les lieux de toute la planète, favoriser les échanges, élever la conscience collective, répandre la tolérance et faciliter l'intercompréhension entre les cultures. En tant que communauté, nous militons pour accomplir notre mission individuelle et collective, pour faire du monde un endroit meilleur, et nous croyons que surfer les canapés est un moyen d'atteindre cet idéal[7] ".

L’esprit CS, c’est aussi partager. Tous les surfers ne peuvent pas loger des gens chez eux, mais ils peuvent être acteurs au sein de la communauté CS grâce aux nombreux groupes que l’on y trouve. Au Brésil, on trouve la bagatelle de 22786 groupes,  dont 7386  pour la seule ville de Rio de Janeiro, pour un total de 17031 membres[8], de quoi trouver chaussure à son pied : Du simple « I love Brazil » au plus orienté « Negócios Nacionais e Internacionais », des sous-groupes permettent à chaque « surfer » de trouver une communauté qui lui ressemble. Des plus pratiques (Last minute Couch) aux plus engagés (BRASIL - teachers, students and scholars), les groupes sont, pour le voyageur, des points de repère : même en terre inconnue, il trouvera en un clic une soirée, une sortie en montagne, un festival gay ou des gens pour le guider et partager sa découverte. Ces groupes sont, avant tout, des facteurs d’implication dans la vie sociale du pays visité. Fini le tourisme impersonnel, on ne voyage plus seulement, on intègre une communauté et on partage son quotidien[9].

Les gens que je rencontre ne sont pas des professionnels du tourisme, je ne les paie pas pour qu’ils me montrent leur ville. Tous les échanges sont volontaires, simples et vrais, témoigne[10] Charlotte, jeune diplômée de 26 ans, qui, à peine ses études de droit terminées, s’est lancée dans un tour de l’Amérique latine.

La coupe du Monde, une menace aux valeurs du Couch Surfing ?

En prévision de la prochaine coupe du monde de 2014, un sous-groupe intitulé World Cup Brazil 2014 a été créé dès 2009 avec pour objectif avéré de regrouper des informations sur les choses à faire, les endroits où loger et les informations utiles en relation avec l’évènement à venir. Ne comptant que 6 membres à ses débuts, il compte aujourd‘hui 130 membres, à cinq ans de la coupe du monde, et les modérateurs du site estiment qu’il sera un des groupes les plus importants de la communauté brésilienne d’ici à 2013. Néanmoins, les Surfers du Groupe Cariocas[11] tiennent à mettre un bémol à cette popularité croissante. Ivana, sociologue et membre du CS depuis 2010 pense que ce déferlement de touriste ne sera pas aussi violent pour les habitants de Rio que ne l’est le Carnaval qui voit arriver chaque année des milliers de touristes. Pour elle, les amateurs de foot seront répartis entre les 12 villes qui hébergeront l’évènement, puis en profiterons surement pour visiter le pays et ses voisins limitrophes, c’est, selon elle, pour ces villes là que le défi va être plus important.

« Pour nous ça sera plus long, mais nous sommes habitués aux touristes. Ce qui change dans notre vie de tous les jours, ce sont toutes les réhabilitations de quartier que le gouvernement met en place pour en finir avec les narcotrafiquants dans les favelas. On verra si ça durera une fois les JO terminés[12]. »

Ce qui inquiète également une grande partie de la Communauté des CouchSurfers, c’est la possibilité que cette razzia de touristes menace les principes mêmes du CouchSurfing[13]. Il existe en effet un risque de dénaturation du projet du fait de la multiplication de la demande massive des voyageurs. Certains membres qui ont d’ores et déjà pressentis le potentiel du concept, pourraient, avec l’arrivée de ces évènements majeurs, décider d’ouvrir des hôtels, en profitant des contacts qu’ils se sont fait au sein du CS, en allant alors à l’encontre de l’objectif d’échange culturel totalement gratuit du collectif. Néanmoins, le plus gros risque serait sans doute celui de voir naître une vague de nouveaux surfers opportunistes qui ne s’engagent dans le projet que le temps de la Coupe du Monde, pour pouvoir visiter le Brésil gratuitement, sans pour autant avoir la volonté de partager leur expérience et d’héberger à leur tour une fois revenus dans leur pays d’origine.

Pour contrecarrer ce genre de mouvement ponctuel, les CS de Rio ont décidé de n’héberger que des membres qui justifient d’une certaine ancienneté et de l’appui d’au moins un voucher. Ces Vouch sont en réalité des parrainages que des membres ayant au moins eux même quatre parrains peuvent offrir à leurs amis. Ils agissent comme des cautions, et les surfers savent qu’une personne vouchée est une personne qui a déjà gagné la confiance d’un certain nombre de surfers et est, donc, dignes de confiance.

Crisitiana, membre depuis 2007 qui a plus de 400 guests à son actif, tient à préserver un certain esprit. « Il est important pour nous de conserver cet esprit d’échange culturel qui est la base du CouchSurfing. Ceux qui ne se plient pas à cette simple règle ne méritent tout simplement pas que nous les accueillons dans nos maisons. Nous sommes confrontés à ce problème chaque année pour le Nouvel An et le Carnaval, et nous seront encore plus sélectifs pour la Coupe du Monde. »[14]

Le Couch Surfing et le football, une particularité Brésilienne ?

Alors que l’on pourrait penser que cette augmentation exponentielle des membres du CouchSurfing est un mouvement récurrent en période de Coupe du Monde, si on procède à une étude statistiques des inscriptions sur le site durant les deux derniers évènements de 2006 et 2010, on s’aperçoit qu’il n’y a aucun boom d’inscriptions massives qui apparaît pendant la période de préparation et de déroulement de la Coupe, et que dans les archives des forums de discussions des groupes Allemands ou Sud-Africains, l’évènement sportif passe quasiment inaperçu. Il semble que la plupart des Surfers, qui suivent une philosophie de vie de partage et d’échanges en rupture avec l’individualisme grandissant de nos sociétés modernes, ne démontrent que peu d’intérêt à ce genre d’évènement, qui symbolise pour eux « la victoire du tourisme de masse et du capitalisme à outrance »[15]. Pourquoi un tel engouement s’empare-t-il alors de la communauté des surfers brésiliens et de ceux qui ont l’habitude de « surfer » au Brésil ? Eduardo, surfer équatorien habitant Rio depuis qu’il a 2 ans nous explique[16] que tout philosophe que l’on soit, si on veut connaître le Brésil, on ne peut pas passer à côté de l’engouement que provoque le football, qui là-bas fait figure de religion, c’est selon lui, pour cela que l’on voit chaque années des vagues de touristes assister à un match au Maracana dans l’espoir de vibrer à l’unisson avec ce pays si particulier.

« Dans un pays immense caractérisé par sa diversité géographique, ses contrastes culturels et ses disparités sociales, aucun thème n'est plus fédérateur, aucune cause plus porteuse d'unité que le football. Lorsque débute la phase finale de la coupe du monde, la fièvre qui s'empare du pays est difficilement descriptible : partout ce sont des drapeaux qui fleurissent aux fenêtres, des maillots jaune et or arborés fièrement dans la rue, des fresques porteuses d'encouragements qui couvrent les murs des villes ...Le Brésil vibre pour sa « seleção », et l'on ne discute pas de savoir si celle-ci peut remporter le tournoi, mais de la meilleure équipe à aligner pour ramener la coupe au pays. »[17]

Le CouchSurfing n’a donc a priori pas d’inquiétudes à se faire face à la multiplication d’évènements sportifs majeurs. Si cette initiative créative apparaît donc comme un palliatif innovant au tourisme de masse qui accompagne chaque coupe du monde, il s’agit bien d’un projet qui est associé à un certain mode de vie et entend par-dessus tout perdurer sur le long terme et non pas succomber pas à un effet de mode.

Statistiques générales

CouchSurfeurs       3506060
Successful Surfings (approx)      3933882
Friendships Created (approx)      3878015
Positive Experiences (approx)     6291845
Nombre de pays ou territoires représentés        250
Nombre de provinces représentées        3093
Nombre de villes représentées    84162
Nombre de langues représentées           363

 


[1] http://www.infobresil.com/economie/mondial-2014-le-bresil-table-sur-72-millions-de-touristes-en-2014/

[2] http://www.infobresil.com/economie/mondial-2014-le-bresil-table-sur-72-millions-de-touristes-en-2014/

[3] http://www.couchsurfing.org/home

[4] Les B Corporations sont un nouveau type de société qui utilise le pouvoir des affaires pour résoudre des problèmes sociaux et environnementaux.

B Lab est une organisation à but non lucratif dont le but est de certifier les B Corporations, de la même façon que TransFair certifie le café de Commerce équitable ou USGBC certifie des constructions LEED.

B Corps, unlike traditional businesses: Meet comprehensive and transparent social and environmental performance standards; Meet higher legal accountability standards; Build business constituency for good business.

There are over 450 Certified B Corporations across 60 different industries. From food and apparel for you and your family to attorneys and office supplies for your business, B Corporations are a diverse community with one unifying goal: to redefine success in business. Through a company’s public B Impact Report, anyone can access performance data about the social and environmental practices that stand behind their products.

[5] https://docs.google.com/Doc?docid=0AQH2i3ABrsJPZGMycXpuOXFfMTM3Z2Rqa2h6ZGc&hl=fr

[6] Interview réalisée en Mai 2010.

[7] Hégron et Pagès, 2009 : 98-109

[8] Statistiques fournies par le collectif Couch Surfing http://www.couchsurfing.org/statistics.html

[9] Jonas de Oliveira Bertucci, « Lien social et économie d’hébergement gratuit sur Couchsurfing », Revue du MAUSS permanente, 30 octobre 2009

[10] Témoignage recueilli le 26 novembre 2011

[11] Propos recueillis à l’occasion d’un débat lancé sur les forums du site du 24 novembre au 6 décembre 2011

[12] Rio doit aussi accueillir les Jeux Olympiques de 2016.

[13] Bernard Schéou Du tourisme durable au tourisme équitable. Quelle éthique pour le tourisme de demain ?, Ed. De Boeck, Bruxelles, 2009

[14] Propos recueillis le 25 novembre 2011

[15] Position défendue par Carlos, Couch Surfer depuis 2005, interviewé Le 2 Décembre 2011

[16] Propos recueillis le 29 novembre 2011

[17][17] http://www.tourisme-bresil.com/infos-bresil/football-bresil.html

 

Principes directeurs du Couch Surfing[1]

"Ces principes sont l'affirmation des valeurs que nous partageons en tant que bénévoles ou employés de CouchSurfing. Ils nous aident à construire la culture de l'organisation et nous servent de boussole quand nous prenons des décisions et sommes confrontés à des situations nouvelles.

Nos efforts pour concrétiser la vision de CouchSurfing commencent avec nous-mêmes.

Pour créer des opportunités qui permettent à d'autres d'explorer, de créer des relations riches et d'apprécier la diversité, nous devons avant tout vivre ces valeurs dans nos propres vies. Concrétiser notre vision commence avec nos propres expériences qui nous ont fait grandir. Que nous surfions, hébergions, interagissions avec d'autres membres de l'équipe ou vivions notre vie quotidienne, nous acceptons que des points de vue et des attitudes contradictoires peuvent, à terme, faire qu'une bonne entente soit un challenge. Nous acceptons ce challenge comme une opportunité.

Nous pratiquons le travail d'équipe dans le respect de la liberté de chacun.

Construire une communauté et atteindre des objectifs communs requièrent du travail en équipe et des compromis. Dans notre pratique du travail en équipe, comme membre de l'équipe et de la communauté, nous devons respecter les besoins et désirs de chacun. Nous reconnaissons que le travail d'équipe nous aide à faire les choses plus rapidement et avec moins d'efforts. Nous reconnaissons également que la liberté individuelle donne naissance à l'exploration, à la diversité et à des approches nouvelles. Nous nous efforçons d'équilibrer ces deux idéaux.

Nous cherchons à réunir les personnes par une communication honnête et empathique.

Le but de la communication est l'unité par la compréhension mutuelle. Pour atteindre ce but, nous devons parler avec honnêteté en exprimant nos besoins et nos émotions. A un niveau égal, nous devons également écouter avec empathie et avec le désir de comprendre. Quand des différences surviennent et que les émotions débordent, nous comprenons qu'un langage qui sème la discorde, s'il est souvent plus simple, est aussi destructeur. Nous choisissons patiemment le langage qui unifie.

Nous préservons consciencieusement la diversité à l'intérieur et à l'extérieur de l'organisation.

La diversité est un pré-requis pour le monde que nous imaginons: un monde où chacun peut répondre à la diversité avec curiosité, estime et respect. Dans l'équipe CouchSurfing, un environnement culturel et idéologique diversifié mène à des idées nouvelles et à un respect pour la liberté personnelle. Quand des points de vue opposés créent des conflits, nous comptons sur nos autres principes directeurs pour les résoudre. Nous pratiquons la collaboration en équipe et la communication fédératrice.

Nous recherchons un développement personnel continu tant pour nous-même que pour les autres.

L'objectif de CouchSurfing est de créer des expériences enrichissantes qui mènent au développement et à la compréhension, tant pour ses membres que pour l'équipe. en tant que membres de l'équipe, nous devons nous encourager mutuellement à partager la connaissance, à nous lancer des défis stimulants et à toujours chercher le meilleur aspect de ces opportunités pour nous développer.

Nous voyons nos difficultés comme des opportunités.

Les difficultés apparaissent naturellement lors d'échanges d'idées dans une équipe. Elles sont souvent inattendues et posent problème. Pour les résoudre, nous choisissons de voir chaque difficulté comme une opportunité pour la connaissance et le développement personnel. Nous acceptons la difficulté de nos objectifs avec gratitude et nous utilisons la compréhension de points de vue différents pour nous aider à réussir.

Nous sommes reconnaissants envers tout le monde.

Nous croyons en la pratique active de la gratitude. Nous en éprouvons envers tout le monde: ceux qui nous aident, ceux qui nous motivent, ceux qui contribuent à la diversité du monde et ceux qui affirment leur liberté individuelle. Nous avons une gratitude particulière envers nos compagnons d'équipe, qui contribuent avec nous à une mission commune. Aucune action n'est trop petite ou trop commune pour mériter des remerciements... Merci!

Nous nous amusons dans tout ce que nous faisons.

Notre objectif est de créer des expériences enrichissantes: des expériences amusantes qui nous poussent à grandir en même temps. S'amuser est la récompense qui nous encourage à affronter de futures difficultés. Notre objectif est porté par des individus qui sont motivés par la joie de l'exploration et des relations. En tant que membres de l'équipe, nous reconnaissons le pouvoir unique qu'ont le rire et le plaisir pour stimuler la productivité et nous inciter à atteindre nos buts.

Nous accordons de l'importance aux relations personnelles entre les membres des équipes.

Nous avons comme vision un monde où chacun peut créer des relations pleines de sens entre les personnes. Cette vision comprend aussi bien les membres que l'équipe. Nous nous efforçons de créer une culture qui encourage l'amitié et l'interaction sociale pour le bien-être de notre équipe et pour la réussite de notre objectif.

Nous fonctionnons comme une B Corporation socialement responsable pour servir au mieux la vision de CouchSurfing.

Nous croyons en la vision du CouchSurfing, d'un monde où chacun peut explorer et se connecter aux autres. Notre structure comme B Corporation nous aide à rester responsables envers notre communauté, notre personnel et notre vision et notre mission.

Nous comprenons que CouchSurfing ne peut approuver que des idéologies compatibles avec son objectif.

CouchSurfing est un terrain commun où des personnes de toutes idéologies peuvent venir ensemble et expérimenter de nouveaux points de vue. Si CouchSurfing, en tant qu'organisation, donnait son aval à quelques idéaux sans rapport avec son propre but de compréhension de la diversité et des cultures, cela risquerait d'éloigner des membres ayant des idéologies opposées. Pour que les membres de CouchSurfing puissent avoir, en tant qu'individus, la liberté d'expliquer leurs propres cultures et points de vue aux personnes qu'ils rencontrent, l'organisation se doit de préserver sa neutralité."


[1] D’après http://www.couchsurfing.org/about.html/guiding