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Informations pratiques
Écrit par Frédéric Louault et David Lemée   
Jeudi, 18 Septembre 2008 10:28

Vous trouverez sur cette page quelques informations pratiques vous aidant à préparer un déplacement d'étude ou de recherche de courte/moyenne durée au Brésil.

Avant le départ : Billet d'avion / Passeport-Visa / Papiers et banque / Couverture sociale / Vaccins et santé / Conseils pratiques complémentaires

Sur place: Logement / Argent / Santé / Télécommunications / Transports / Vie universitaire / Vie quotidienne

Budget prévisionnel

 

 

Avant le départ.

Quelques démarches sont importantes afin de préparer son année à l’étranger. En ce qui concerne le Brésil, mieux vaut s’y prendre assez tôt et de manière organisée, car deux facteurs viendront amplifier les difficultés traditionnelles. La distance tout d’abord : il est très difficile et coûteux de rentrer en France en cas de pépin, donc la majorité des étudiants européens qui se rendent au Brésil restent expatriés pendant une année complète. La lourdeur bureaucratique du Brésil ensuite, notamment sur place en ce qui concerne les étrangers : vous devrez fournir de nombreux papiers, payer des frais imprévus…et rendre plusieurs visites à la rigide et redoutée Police Fédérale (qui gère les visas étudiants). Il est donc important, au cours de la phase de préparation, de penser à un dossier « bureaucratie » contenant des photocopies de tous vos papiers, ce qui pourra aussi vous servir en cas de perte ou vol de vos originaux. Par ailleurs, la poste brésilienne fonctionnant parfois mal, il n’est pas rare de ne pas recevoir son courrier, donc mieux vaut partir avec le maximum de documents et limiter l’envoi de papiers importants ou urgents.

Du point de vue pratique, il peut être utile d’emmener avec vous, en plus d’un dictionnaire de poche, le guide de la méthode Assimil « Je pars pour le Brésil », et de le consulter avant le départ. Si vous avez un niveau de portugais débutant, ce guide pourra vous fournir quelques renseignements intéressants (notamment en ce qui concerne la prononciation). Du point de vue touristique, le Lonely Planet donne de bonnes références sur le Brésil.

 

Quelques points importants :

Billet d’avion : Vous disposez de plusieurs instruments pour obtenir des billets d’avions aux tarifs les plus compétitifs. Il y a les moteurs de recherches spécialisés sur Internet (easyvoyage.com par exemple), ou encore des agences comme l’OTU qui offre les billets pour étudiants au meilleur tarif. Les prix varient selon les périodes, mais un aller-retour Paris– São Paulo – Paris coûte actuellement près de 1000 euros. En partant un an, vous aviez droit en 2003 à 64 kilos de bagages environ plus le bagage à main. Mais les législations sur ce sujet évoluent rapidement (et d’une compagnie à l’autre), donc renseignez vous avant le départ auprès de votre compagnie aérienne. En 2007, la limite de poids était fixée entre 24 et 32 kilos. Ne vous chargez pas trop à l’aller, car vous risquez d’être très chargé au retour.

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Passeport –Visa : Si vous n’avez pas de passeport, faites le faire au plus vite dans votre Préfecture, ce sera votre bien le plus précieux durant toute l’année, ainsi qu’une source de stress… En ce qui concerne le Visa, il vous faudra un visa étudiant d’un an, à demander auprès de l’ambassade du Brésil en France (Cours Albert 1er à Paris). Vous devrez aller sur Paris, fournir TOUS les papiers demandés ainsi qu’une somme de 32 euros par mandat-compte, et venir le récupérer environ trois jours après. Il est bon de savoir à l’avance la liste précise des documents à fournir (certificat de ressources, attestation de l’université d’accueil…). Toutes les informations sont consultables sur le site internet de l’Ambassade du Brésil en France, dont vous trouverez l’adresse dans nos liens institutionnels. Le visa ne pourra vous être envoyé. Ensuite, de nombreuses autres démarches vous attendent au Brésil à propos de ce visa. Une astuce pour éviter quelques déconvenues une fois arrivé au Brésil : pensez à inscrire exactement les mêmes données sur votre visa et votre passeport (tous les prénoms, tous ceux de vos parents…), car la Police Fédérale est intraitable à ce sujet, et la régularisation d’une moindre faute de frappe ou erreur textuelle pourrait vous être assez coûteuse en temps argent.

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Papiers et banque: Pensez à photocopier vos documents (identité, banque, résultats scolaires…). Il est bon aussi de faire une procuration pour qu’un de vos proches puisse faire les démarches françaises à votre place pendant que vous serez au Brésil : banque, poste… Si vous l’avez, il peut être utile d’emmener avec vous votre permis de conduire, car louer une voiture sur place peut être une bonne solution de voyage. Pour éviter les pickpockets, vous pouvez enfin acheter une ceinture/banane dans laquelle vous mettrez vos billets et papiers importants. Par ailleurs, il vous faudra prendre rendez-vous avec votre banquier afin de préparer une partie du volet financier de votre voyage : carte bancaire (parfois à faire débloquer, parfois proche de la date d’expiration), frais de transactions entre les banques brésiliennes et votre banque si vous payez par carte ou retirez de l’argent, autorisations de retraits et de découvert… Notez qu’il est assez compliqué d’ouvrir un compte bancaire directement au Brésil (surtout si vous ne comptez rester qu’un semestre).

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Couverture sociale : Vous faire couvrir de France pour votre séjour en Amérique Latine peut entraîner des complications, et surtout coûter cher. Si vous partez en tant qu’étudiant pour un échange, et que vous êtes donc inscrit dans une université française, vous devez souscrire à une sécurité sociale étudiante (LMDE ou SMERRA). Pas de concurrence déloyale entre ces deux groupes, aucun des deux ne proposant un élargissement intéressant de votre couverture à l’Amérique Latine. Le remboursement de vos frais médicaux se fera donc sur la base tarifaire française. Toutefois, une bonne solution pour élargir votre couverture sans que cela ne soit trop onéreux, est de souscrire en plus de votre mutuelle étudiante à la MAE Etudiant. Pour 26 euros l’année, vous aurez une assurance rapatriement, prise en charge, responsabilité civile et corporelle, étendue aux activités scolaires et de clubs sportifs. Enfin, il est bon de savoir que votre carte de crédit Visa (si vous achetez votre billet d’avion avec cette carte …) vous couvrira pour les trois premiers mois de votre voyage, si vous n’avez pu trouver une assurance à temps.

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Vaccins et santé : Prendre rendez-vous avec le service vaccination de l’hôpital de votre ville, pour une rencontre avec le médecin. Il vous renseignera de manière exhaustive sur les conditions d’hygiène de la région (ou ville) ou vous séjournerez (mon cul …). N’hésitez pas à emmener avec vous une trousse à pharmacie au moins pour les premières semaines (difficile de demander des médicaments dans une pharmacie brésilienne sans encore parler portugais !). L’hôpital de votre ville vous fournira si besoin un carnet de vaccination international : hépatites en tous genres, fièvre jaune et fièvre typhoïdale devront y figurer. Il n’y a pas de paludisme dans le Sud du Brésil – comme dans une majeure partie de l’Amérique Latine. Toutefois, si vous comptez voyager durant votre séjour, il est important de vous munir de pastilles anti-paludisme. Le paludisme est une maladie très grave qui se transmet par les piqûres de moustiques, et qui peut être mortelle (elle se manifeste par des crises). Elle est encore présente dans des régions comme l’Amazonie. Il n’existe pas de vaccin contre cette maladie, mais un traitement préventif existe. A voir avec votre médecin ou pharmacien. Dans tous les cas, munissez-vous de sprays répulsifs conte les moustiques, sinon ils sauront vous rendre fou ! Enfin, pour les amateurs de plage, ne bronzez pas sans une crème solaire haute protection (au moins au début), car le soleil sur les plages brésiliennes est parfois violent.

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Conseils pratiques complémentaires : Vous pouvez emmener avec vous quelques cartes et images de France et de votre région, des photos de vos proches, et quelques souvenirs de France. Pas forcément pour lutter contre la saudade (même si les premières soirées de solitude et d’adaptation seront à coup sûr difficiles), mais surtout pour présenter à vos futures rencontres. Il sera toujours intéressant de leur montrer votre cadre de vie, votre pays… et il peut être sympathique également d’offrir un petit souvenir de chez vous aux personnes qui vous aident ou vous encadrent (bouteille de vin…).

Au Brésil, le système de voltage et les prises électriques diffèrent de la France, et varient parfois d’une région à une autre. Dans le Rio Grande do Sul, les prises de courant sont de 110 volts et 220V. Il vous faudra acheter un adaptateur/transformateur pour faire fonctionner certains de vos appareils électriques sans les griller (pas besoin pour les ordinateurs et certains appareils récents qui s’adaptent automatiquement…). A vérifier avant utilisation ! Par ailleurs, les prises ne sont pas comme en France mais sont comparables aux prises nord-américaines. Là encore, des adaptateurs seront nécessaires.

Le décalage horaire entre le France et le Brésil varie entre 3 heures et 5 heures. En novembre, quand il est 20h à Paris, il n’est que 17h à Porto Alegre ; en juin quand il est 20h à Paris, il est 15h à Porto Alegre.

Le taux de change était en 2004 fortement avantageux pour les européens. En septembre 2003 il fallait environ 3 reais pour obtenir 1 euro. En juin 2004 le taux était de 3,6 reais pour 1 euro. En mars 2010, 1 euro valait 2,39 reais.

Ce taux évoluant de manière progressive, il sera bon d’en suivre le cours assez régulièrement (tous les mois environ) afin de ne pas avoir de mauvaises surprises lors des conversions.

Si vous partez en tant qu’étudiant, il est important de rentrer en contact avec le service des Relations Internationales de l’université que vous avez choisi avant votre départ, il pourront vous donner de précieux renseignements sur les questions de logement, de visa… et peut-être même venir vous accueillir à l’aéroport.

 

 

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Sur place.

 

Logement : Dans des villes moyennes comme Porto Alegre par exemple, il est difficile pour un étranger de trouver un logement totalement satisfaisant. Surtout pour qui veut s’installer une année voire un seul semestre. Toutefois, plusieurs solutions s’offrent à vous, et l’université peut vous faciliter les recherches. Le plus simple est de choisir un « apart-hotel » (flat en portugais). Totalement meublé et équipé, c’est le type de logement qui offre le moins de complications : pas de caution, pas de préavis et donc possibilité de quitter les lieux du jour au lendemain, pas d’état des lieux, seulement laisser une photocopie de votre passeport. Mais les prix sont, pour le Brésil, assez élevés, et les propriétaires (surtout familiaux) savent parfois profiter des étrangers qui ne connaissent pas le système brésilien. Soyez simplement vigilant au moment de payer, et si vous soupçonnez une arnaque, n’hésitez pas à vous manifester, ils baisseront rapidement les bras. Si le propriétaire tente clairement de vous voler (payer une forte somme au moment de quitter l’appartement en prétextant le ménage par exemple), vous pouvez les menacer d’appeler le Service de protection des consommateurs, la méthode semble assez efficace.

A la différence de la France, dans les « apart-hoteis » brésiliens, vous devrez souvent payer pour qu’une personne puisse passer la nuit dans votre appartement. De plus, il vous sera souvent demandé le soir (avec plus ou moins de tact) de ne plus faire de bruit à partir de 22h. Le respect de cette règle dépend de votre résidence, mais est en général respecté. Les résidences sont surveillées 24h/24 par les propriétaires ou des réceptionnistes.

Par ailleurs, vous pouvez tenter de trouver une colocation et de louer un appartement de particulier à particulier. Mais cette démarche peut s’avérer complexe. Nécessité de signer un bail, de faire un préavis avant le départ, et parfois même de le faire repeindre avant de le quitter... Il est difficile de trouver une colocation entre étudiants étrangers. Par contre, si vous avez rencontré un brésilien ou une brésilienne qui s’installe dans un appartement et qui recherche un ou des colocataire(s), n’hésitez pas, c’est une expérience très enrichissante à tous les niveaux, et qui peut aussi être économique.

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Argent : Le coût de la vie est moins élevé au Brésil qu’en Europe. Bien entendu, cette tendance générale ne concerne pas tous les produits. Ainsi, le prix des livres est en général plus élevé au Brésil. Toutefois, votre pouvoir d’achats sera important au Brésil, notamment en comparaison avec celui des Brésiliens. Pour tenter de résumer et simplifier en quelques chiffres cette différence, comptez en moyenne qu’un produit coûtant 1 euro en France vous coûtera 1 real au Brésil. Une première recommandation s’impose : mieux vaut rester discret et ne pas « étaler ses euros ». A l’inverse, certains ont tendance à vouloir économiser toujours plus, et grognent à la moindre dépense. Il est bon de savoir trouver un juste milieu entre ces deux comportements extrêmes. Il est important de limiter les signes apparents de richesse au moins dans les lieux publics, et d’éviter tant que possible de sortir avec beaucoup d’argent sur soi. Par exemple, les montres de valeur sont perçues comme un bon révélateur du niveau de vie d’une personne, tout comme les beaux bijoux ou un appareil photo autour du cou. Essayez de rester assez discret, de vous insérer dans la population locale, et vous n’aurez aucun problème (voir la partie « sécurité »).

Votre carte de crédit française fonctionnera dans plusieurs distributeurs internationaux des capitales brésiliennes (aéroports, centres commerciaux…), et dans plusieurs banques des centre-ville (Banco do Brasil, Bradesco...). Mieux vaut faire des retraits importants et moins souvent, quitte à cacher votre argent ensuite dans votre appartement, car une taxe est prélevée sur votre compte lors de chaque opération bancaire. Cela vous permet aussi de réduire au minimum vos déplacements avec votre carte bancaire sur vous. Lors des retraits, essayez de ne pas traîner autour des distributeurs, et de ne pas exposer vos billets.

Il est possible mais compliqué et économiquement pas très avantageux d’ouvrir un compte directement auprès d’une banque brésilienne. Les démarches sont assez importantes, et il vous faudra présenter des documents que vous n’aurez pas forcément au début de votre séjour (CPF – Carte de résident...). Si vous optez pour cette solution, choisissez les grandes enseignes bancaires qui sont plus fiables, comme la Banque du Brésil.

Enfin, dans certains magasins, vous pourrez effectuer vos paiements directement avec votre carte bleue française. C’est le cas par exemple auprès des principales compagnies aériennes. Attention toutefois, lors des paiements dans les magasins au Brésil, vous n’aurez pas à taper votre code confidentiel, mais vous signerez seulement le reçu. Vérifiez régulièrement par internet ou avec vos relevés bancaires s’il n’y a pas eu d’erreurs lors des traitements. Personnellement, je n’ai jamais eu de problèmes à ce niveau (aux autres niveaux non plus d’ailleurs...).

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Santé : La qualité des soins dépend grandement de la région où vous habiterez. Mais les quelques témoignages de personnes ayant été à l’hôpital ou ayant consulté des médecins viennent grandement confirmer la bonne réputation du système de soins de la région sud: compétence, propreté, efficacité. En ce qui concerne la vie de tous les jours, les normes sanitaires sont globalement respectées. Il est cependant recommandé d’éviter de consommer les aliments vendus directement dans la rue par des « cuisiniers improvisés » (brochettes de viande...). En général, les vendeurs de hot-dog (cachorro quente) sédentarisés sont fiables ! Enfin, il n’est jamais superflu de répéter que malheureusement, le Sida fait également des ravages au Brésil. Au Brésil comme ailleurs, le préservatif demeure le moyen de protection le plus efficace contre cette maladie qui affecte tout particulièrement la populations jeune.

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Télécommunications : Nous touchons ici le sujet le plus ennuyeux d’un séjour au Brésil, du moins en ce qui concerne les communications avec l’étranger. Trois principaux moyens de communications sont sensés vous mettre en contact avec vos proches : le courrier, le téléphone, et internet.

- le courrier : il se pourrait que l’envoi de courrier (lettres et colis) entre la France et le Brésil (dans les deux sens) ne parvienne pas au destinataire ! Si la grande majorité des courriers sont acheminés sans difficulté, il arrive parfois que des lettres ou colis soient perdus, intentionnellement ou non, surtout quand ce sont des colis contenant des effets personnels !

- le téléphone : là encore, vous aurez des difficultés récurrentes pour communiquer avec l’international, que ce soit la France ou l’Argentine. Téléphoner vers l’étranger peut rapidement devenir un parcours du combattant. Il n’existe pas de cartes de téléphone internationales, vous devrez donc acheter des cartes nationales (cartão de orelhão, ou de ligação) de 40, 60 ou 80 unités, puis chercher une cabine téléphonique (orelhão) qui fonctionne d’abord, qui fonctionne pour les appels internationaux ensuite. Ce sera au petit bonheur la chance.

Pour appeler du Brésil vers la France : faire le 00.21.33+ (ou 00.23.33+) numéro de votre correspondant sans le 0. Les unités défilent vite, une carte de 40 unités ne vous fera pas 3 minutes.

Pour appeler de France vers le Brésil : si vous n’avez pas de téléphone fixe, vous pouvez vous faire appeler sur certains téléphones publics. Votre correspondant devra faire le code du Brésil (55) puis le code de la ville (écrit sur les téléphones publics) avant de taper votre numéro. Dans le sens France – Brésil, la Carte Latino est une bonne solution pour téléphoner pas cher. Elle se trouve chez certains buralistes.

- internet : ce moyen de communication est très développé au Brésil, et vous n’aurez pas de mal à trouver un ordinateur pour vous connecter. Le réseau internet des universités est excellent, mais il faut être inscrit et « matriculé » (avoir sa carte d’étudiant) pour pouvoir en profiter. Chaque faculté a sa propre salle informatique réservée aux étudiants de sa discipline (lettres, sciences humaines, économie, droit, architecture, etc.). A l’université, consulter internet est gratuit, mais dans certaines salles il est interdit d’utiliser MSN pour discuter en ligne (dans ce cas il sera écrit « bate-papo prohibido »).

En dehors de l’université, plusieurs cyber-cafés vous permettront d’aller sur internet pour un bon prix. Dans ces lieux, une heure d’internet vous coûtera environ 3,5 reais. Les ordinateurs y sont très bons, rapides, et surtout équipés d’une webcam. Cela peut permettre de discuter gratuitement à travers le monde entier par skype.

- envoyer un fax : envoyer un fax local ou national est facile, et peut se faire à partir des magasins de photocopies ou de la poste. Par contre, si vous devez faire un fax international, les prix sont très élevés. La solution la plus simple, bien qu’un peu gênante, est de vous rendre au bureau des Relations Internationales des universités, et de leur demander s’ils peuvent envoyer un fax pour vous. Ils le feront sans aucun problème et sans rien vous faire payer. Mais il ne faut pas trop en abuser. Pour des fax qui concernent vos études ou vos relations avec d’autres universités (dossiers...), n’hésitez pas à passer par l’université.

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Transports : Vous ne devriez pas rencontrer trop de difficultés pour vous déplacer dans les métropoles brésiliennes. Attention toutefois aux voitures et aux bus, car la loi de la circulation est un petit celle du plus fort, et les piétons ne sont pas (encore) rois.

  • Le bus : Nombreux sont les points d’accès aux bus et les lignes qui desservent tous les quartiers d’une ville. Par contre, les différents arrêts (ou station) d’une ligne ne sont pas toujours mentionnés. Certains bus sont équipés d’un système de climatisation. Pas de correspondance possible. Montée par l’avant. Le paiement ne se fait pas au chauffeur mais auprès du caissier au niveau du petit tourniquet. N’hésitez pas à lui demander l’arrêt le plus proche de la destination où vous souhaitez vous rendre. Si vous êtes étudiant, vous pourrez acheter à l’avance des petits jetons (fichinhas), ce qui vous permettra de payer moitié prix. Il vous faut tout d’abord obtenir un justificatif auprès du bureau des RI prouvant que vous êtes étudiant dans une université brésilienne. A Porto Alegre, c’est au DCE que vous donnerez l’attestation, une photo, 8 reais et peut-être un autre papier, pour recevoir votre carte de bus deux semaines plus tard. Ce n’est que le début des démarches ! Avec votre carte, le DCE vous aura donné un papier bleu et blanc de paiement. Vous devez vous rendre avec ce papier à la banque Banrisul (encore à côté du RU) et payer au guichet pour 50 ou 70 jetons (0,75 centavos par jeton). Ensuite vous devrez aller avec ce même papier rempli par la banque pour récupérer vos fichinhas Rua Alberto Bins au centre EPTC (Empresa Pública de Transportes em Comum), près de la gare routière. Fin de l’expédition, vous pouvez prendre le bus. Si tout fonctionne normalement et du premier coup, vous avez de la chance. Il faut en général multiplier les allers et venues. Un conseil : prenez beaucoup de jetons, cela vous évitera de revenir trop souvent. Avec 70 jetons vous pourrez tenir presque deux mois. Si vous perdez votre carte de bus, il faudra la faire refaire au DCE...
  • Le taxi : Beaucoup moins cher qu’en France, le taxi est toutefois plus onéreux au Brésil que dans les autres pays d’Amérique Latine. Vous ne prendrez donc pas le taxi aussi facilement à São Paulo qu’à Buenos Aires. Dans les grandes métropoles comme São Paulo ou Rio de Janeiro, il est préférable de ne pas prendre le taxi n’importe comment, particulièrement aux aéroports, en raison des risques – faibles mais existants – d’agression ou d’enlèvement. La nuit, en rentrant de soirée, il peut être bon de vous organiser avec d’autres personnes pour rentrer ensemble en taxi. Notamment en début de séjour si vous n’êtes pas très à l’aise dans la rue. Tout dépend aussi du quartier où vous habiterez.
  • Le car : Pour sortir d’une ville, que ce soit au Brésil ou hors du Brésil, vous serez vite confronté à l’importance des distances. Si vous ne disposez pas d’une voiture, vous n’aurez que deux possibilités : le car et/ou l’avion. Il n’y a que très peu de trains en Amérique Latine. De ces deux options, le car est la plus longue, mais aussi (et de loin) la plus économique et la plus confortable. Ce qui en fait le moyen de transports privilégié des Brésiliens. Les cars latino-américains n’ont rien à voir avec les cars européens... ils sont beaucoup plus confortables ! Les cars sont équipés de toilettes, de la télévision et sont climatisés. Si vous êtes amené à faire un voyage de longue distance nationale ou un voyage international, la plupart des compagnies vous proposeront des cars luxueux, avec sièges semi-couchette (option Executivo ou Semi-leito) voire des sièges ou vous pourrez vous allonger complètement (option Leito). Le plus souvent, un agent de la compagnie fera le voyage avec vous et sera à votre disposition. Vous aurez une couverture et un oreiller, et souvent un repas. De l’eau et un distributeur de café vous attendront au fond du car à côté des toilettes. Les longs voyages se font de nuit, le temps passe donc vite. Les conditions de sécurité sont très bonnes (routes souvent en bon état, plusieurs chauffeurs, peu de cas d’agressions). Tous les cars partent de la gare routière. Les billets s’achètent également à la gare routière. Il y a un espace régional, et un espace national/international. Attention, les départs de cars se font avec une très stricte ponctualité. Donc ne soyez pas en retard.
  • L’avion : si vous avez moins de temps et plus de moyens, l’avion peut être la solution la plus avantageuse. Parfois, pour des trajets à l’intérieur du Brésil, prendre l’avion ne vous reviendra pas plus cher que de voyager en car (voir par exemple les offres promotionnelles de la compagnie TAM, Gol, Ocean Air). Les taxes d’aéroport diffèrent beaucoup en fonction des villes : à Porto Alegre, la taxe est incluse dans le prix du billet, alors qu’à São Paulo, elle peut s’élever à 30 euros par billet. Enfin, si vous partez pour une destination internationale, les agents de la Policia Federal qui vérifient votre passeport et votre visa aiment montrer leur supériorité, vous retarder et vous faire peur pour le moindre détail. Restez courtois et n’y attachez pas d’importance…
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Vie universitaire : Les étudiants brésiliens doivent passer un concours difficile pour intégrer les universités publiques très sélectives, vous percevrez très rapidement leur grande fierté de travailler dans le cadre d’une université publique. En tant qu’étudiant étranger invité par une université publique (aluno visitante), vous serez encore plus « chouchouté » et vos démarches souvent facilitées. Le bien-être des étudiants étrangers est une des priorités absolues de l’université, qui saura vous le faire sentir, en adaptant l’emploi du temps à vos besoins, en vous proposant diverses activités culturelles, et en vous aidant dans vos nombreuses démarches. Par ailleurs, lors de votre séjour, vous serez souvent pris en charge par un professeur-tuteur, qui s’occupera du côté universitaire de votre séjour. Il sera en relation avec le bureau des RI pour la transmission de vos intitulés de cours, de vos résultats...

Le système administratif fonctionne donc parfaitement, et le principal de vos soucis consistera à être le point de contact entre votre université brésilienne et votre université française (ils ont peu de contacts directs). En ce qui concerne toutes les formalités administratives de début de semestre, vous serez fortement encadré, et vous n’aurez qu’à suivre les recommandations du bureau des RI.

Une fois installé et cadastré, votre année universitaire va pouvoir commencer. La charge de travail dépendra des exigences de votre université française si vous partez dans le cadre d’un échange. Avant tout, vous passerez un petit test de langue pour évaluer votre niveau de portugais. Des cours de portugais pour étrangers sont proposés par les différentes universités : 60 heures par semestre. Ces cours sont souvent payants (250 ou 300 reais par semestre). Voyez avec votre université française s’il est obligatoire pour vous de suivre des cours de portugais, puis voyez avec votre tuteur si, en fonction de votre niveau, c’est souhaitable, nécessaire, ou si vous pouvez vous en passer.

Si vous suivez des cours en Graduação (avant le troisième cycle ou le Master) la charge horaire de chacun des cours que vous suivrez sera de 60 heures par semestre. Deux types de cours sont dispensés : les cours magistraux, dans une salle de 30 à 50 étudiants, et les séminaires, qui regroupent autour du professeur entre 4 et 10 élèves. Les séminaires sont plus intéressants et vous permettront de progresser plus rapidement, notamment grâce à des interventions orales régulières. Mais ils vous demanderont plus de travail. Vous aurez moins de cours que les étudiants brésiliens, mais dans chacun des cours que vous suivrez, les exigences des professeurs seront les mêmes pour tous les étudiants, quelle que soit leur nationalité. Si votre niveau de langue n’est pas très bon, vous devrez travailler beaucoup durant les premiers mois afin de rattraper le niveau des autres élèves, et vous userez votre dictionnaire sur les nombreux textes à lire... Mais le rythme se prend assez rapidement, et vous verrez que les exigences annoncées par les professeurs lors du cours d’introduction vont vite se limiter !

Les relations entre les professeurs et les étudiants sont sensiblement différentes du système français. Elles sont beaucoup plus informelles, pendant et surtout en dehors des cours. Il n’est pas rare que les étudiants et leurs professeurs se retrouvent dans des bars ou autres lieux pour discuter, débattre... De plus, les professeurs sont souvent encore plus proches de leurs étudiants étrangers et les invitent parfois chez eux. Durant les cours, l’ambiance est souvent assez décontractée, et les étudiants participent beaucoup (ce qui ne les empêche pas de quitter la salle dès que l’envie leur prend, ou si leur téléphone portable sonne !). Par ailleurs, il convient de souligner que cette ambiance agréable se complète d’ un respect mutuel très fort : respect des étudiants entre eux et envers leur professeur, et respect et écoute des professeurs vis-à-vis des élèves. Enfin, vous serez peut-être surpris de constater les importantes diversités d’âge entre les étudiants. Ce qui contribue à enrichir les débats. En théorie, chaque cours s’étale sur 4 heures par semaine (1 fois 4h ou deux fois 2h). Toutefois, la pratique est un petit peu plus souple. Ainsi, si vous avez un cours annoncé de 18h à 22h, ne vous bousculez pas, il ne commencera pas avant 18h30. De même qu’il se terminera rarement à 22h, mais plutôt vers 21h30. Tout dépendra aussi de vos professeurs.

Enfin, du point de vue des notes et des examens, il y a aussi une assez grande flexibilité, et chaque professeur organise son cours à sa guise. En sciences sociales, les systèmes de notation étaient en général les suivants : une note de participation dans certains cas, quelques travaux (fiches de lecture, exposés) pour recevoir une note de contrôle continu, et un travail final (sujet souvent libre) individuel ou en groupe dans les séminaires. Pour les cours magistraux, parfois un examen de mi-semestre, puis un examen final ou un travail personnel à rendre en fin de semestre. Attention, si la ponctualité n’est pas de rigueur, il peut être risqué de multiplier les absences. En effet, l’appel est fait à chaque cours, et si vous avez manqué plusieurs cours (un tiers plus ou moins), vous serez exclu de la discipline pour manque de fréquence (falta de freqüência) et vous ne serez pas noté, donc vos crédits ne seront pas validés.

De nombreux autres cours sont proposés aux étudiants selon leurs affinités personnelles, la grande majorité étant en langue portugaise. Il vous faudra seulement en parler avec votre tuteur en lui faisant part de vos motivations. Enfin, de nombreuses activités culturelles sont proposées aux étudiants par l’université (concerts, conférences, sorties…). Les étudiants étrangers sont régulièrement informés par mail des activités à venir, via le bureau des relations internationales. Certaines activités sont réservées aux étudiants étrangers, d’autres sont ouvertes à tous les étudiants. Par ailleurs, de nombreuses soirées étudiantes sont organisées dans des bars ou sur le campus… il suffit de suivre les divers affichages.

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Vie quotidienne : Il n’est pas facile de raconter en quelques lignes le déroulement de la vie quotidienne au Brésil, tant celle-ci est pleine de surprises, imprévisible. De nombreuses anecdotes (quasiment toujours sans gravité) accompagneront à coup sûr votre séjour.

En séjournant dans la région Sud du pays par exemple, malgré la pratique de la langue portugaise, vous ne vous sentirez pas forcément dans le Brésil que l’on imagine traditionnellement de France. Vous serez plus proche de la culture platense, que de celle du Nordeste brésilien. Toutefois, le Rio Grande do Sul fait bien partie du Brésil, c’est tout simplement un autre Brésil, tout aussi complexe, riche et intéressant que des Etats comme Rio de Janeiro, Bahia ou Pernambuco.

Le Brésil est une terre de contrastes et de paradoxes. Aucune ville ne déroge à cette règle. Il peut donc être difficile de faire la part des choses, de savoir comment se comporter. Ainsi, les gens vous paraîtront très sympathiques et agréables, et vous n’aurez aucun mal à faire des rencontres. Toutefois, on vous apprendra aussi à vous méfier de tout le monde, et à vous tenir sur vos gardes. Il est important de rester vigilant afin d’éviter certains risques, mais il est tout aussi important de ne pas tomber dans une paranoïa qui vous empêcherait inutilement de profiter au maximum de votre séjour. En effet, la grande majorité des personnes que vous rencontrerez sont franches, et ont réellement envie de discuter avec vous, que vous leur fassiez partager votre expérience, sans arrière-pensées. Et si les mauvaises rencontres sont possibles, elles sont le plus souvent prévisibles et évitables. De même, le sentiment d’insécurité est largement supérieur au niveau réel d’insécurité. Si tout est loin d’être rose, on est également très loin du tableau noir que vous font de nombreuses personnes. Vous vous en rendrez compte par vous-même !

La violence existe dans toutes les grandes villes du Brésil et d’Amérique latine, mais dans plus de 95% des cas, elle ne concerne ni les touristes, ni les étudiants (sur ce sujet, les conseils du Guide du Routard nous paraissent assez bons). Le seul risque réel que vous courrez est de vous faire « dépouiller » de nuit, sans violence si vous réagissez bien. En effet, plusieurs étrangers ont été agressés durant nos séjours. Toujours pour quelques reais pas plus. Pour cela il est préférable d’avoir le soir dans sa poche un petit billet à donner au cas où sans résistance… et le reste de son argent caché ailleurs. Ne sortez pas avec votre passeport (sauf nécessité) mais avec une photocopie de vos papiers d’identité.

En général, les agresseurs potentiels ne vous feront que les poches rapidement, et s’enfuiront, les ennuis s’arrêtant là. Dans ce cas, pas la peine de vous fatiguer à aller voir la police, ça ne servirait qu’à rajouter des embêtements. L’autre risque, plus redouté mais heureusement extrêmement faible si vous évitez certains quartiers, est de recevoir une balle perdue lors d’une fusillade. En effet, vous ne serez jamais la cible directe d’une attaque avec armes à feu, mais il existe une infime possibilité d’être au mauvais endroit au mauvais moment, et d’être pris au milieu d’un échange de tirs. Pour diminuer encore plus ce risque, quelques précautions sont envisageables : éviter de traîner devant certaines boîtes de nuit lors de la fermeture, car il peut y avoir des règlements de comptes ; éviter de traîner trop longtemps dans les rues la nuit; éviter enfin de traîner autour des camions de transport de fonds lorsqu’ils sont arrêtés devant une banque. Enfin, il est fortement déconseillé de vous rendre dans une favela si vous n’êtes pas accompagné d’une personne qui connaît (comme un éducateur, dans le cadre d’une association ou ONG) et qui vous y insèrera. A ce sujet, si vous êtes intéressé par un travail dans une association pour aider des jeunes en difficulté par exemple, prenez contact directement avec les mairies, car les universités proposent peu d’opportunités.

Autre thème plus joyeux de la vie quotidienne brésilienne : la nourriture. Si vous êtes muni de votre carte d’étudiant brésilienne, vous pourrez profiter des prix imbattables des Restaurants Universitaires (2 R$ par repas). Par contre, il faudra vous habituer aux horaires stricts ainsi qu’au manque de variété : 11h – 13h15 le midi et 17h30 19h15 le soir ; menu unique, avec arroz com feijão (riz et haricots noirs, la nourriture typique du Brésil) à chaque repas, accompagné d’une viande, de salade et d’un dessert. Si vous voulez plus de variété, vous pouvez manger dans les diverses cafétérias des campus brésiliens qui vous proposent toutes sortes de restauration rapide et de plats chauds. Soyez vigilant dans ces cafétérias, car au moment de payer, lors de votre commande, on vous donne un numéro. Vous devez ensuite trouver une table et attendre que votre numéro soit appelé… compliqué pour qui ne parle pas encore la langue, mais un bon exercice ! Enfin, vous pouvez manger des lanchonetes (des hamburgers locaux appelés Xis) ou dans de nombreux petits restaurants, qui vous proposeront un buffet à volonté (Buffet livre) pour un prix fixe très attractif.

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Budget prévisionnel à titre indicatif

Nous avons réalisé un budget prévisionnel qui pourrait vous donner une idée à titre indicatif de la somme dont vous auriez besoin pour réaliser un séjour d’étude au Brésil.

Ce budget est divisé en deux grandes parties : les frais fixes relatifs à tout projet de séjour au Brésil (transport et frais divers) et les frais mensuels dont les montants varient en fonction de votre projet de séjour (lieu de destination, voyage dans le pays), de vos envies et/ou de votre pouvoir d’achat.




Charges




Transport






> Paris CDG-Sao Paulo A/R

900,00 €





Frais divers






-Assurance Carte bancaire

50,00 €


-Assurance étudiante à l’étranger/mois

30,00 €


-Visa étudiant

32,00 €


-Taxe de la Police Fédérale brésilienne

56,00 €





Frais mensuels






Logement

300,00 €





Coût de la vie (nourritures, matériels universitaires, sorties…)

300,00 €